BULLETIN D’INFORMATION n°26

du 25/03/2003

 

Le mot du bureau

Cette année encore, vous avez été très nombreux à joindre des témoignages d'encouragement et de remerciements avec vos adhésions. La bureau a été très touché par ces marques de soutien et vous remercie sincèrement.

Sommaire

Rapport d'audit sur les grands projets d'infrastructures de transport : Vers une remise en cause du TGV pendulaire ?
Audience du 11/02/2003 au Ministère des Transports
Réunion du 28/02/2003 à la Direction Départementale de la Poste
La randonnée, ça marche toujours !

Rapport d'audit sur les grands projets d'infrastructures de transportVers une remise en cause du TGV pendulaire ?

Le rapport d'audit sur les grands projets d'infrastructures de transport a été rendu public le 4 mars dernier.

En ce qui concerne le projet de TGV pendulaire Paris Limoges Toulouse, il indique que "le coût de pendulation des rames Atlantique apparaît devoir être revu en hausse sensible, alors même que le recours à des rames pendulaires existantes ne semble pas apporter de solution moins onéreuse. Les études de rentabilité menées sur la base de l’estimation initiale de coût font ressortir un taux de rentabilité socio-économique très faible, de l’ordre de 2,8 %.".

Le rapport préconise donc de "reconsidérer l'utilité du projet dans son ensemble et, dans le cas où il serait néanmoins retenu, d'examiner des alternatives moins coûteuses pour le matériel roulant. Cette variante d'aménagement devrait faire l'objet d'une nouvelle évaluation socio-économique préalable avant décision. La mission souligne la nécessité d’une prise de position rapide sur ce dossier. La SNCF est en effet actuellement tenue par convention de commander dès 2003 les premières rames pendulaires prévues pour la réalisation du projet."

Le rapport conclut que "quatre projets présentent des niveaux de rentabilité socio-économiques qui ne permettent pas à la mission d’en recommander la réalisation avant 2020". Le POLT en fait partie. Le débat parlementaire sur les décisions finales aura lieu au mois de Mai. Notre association s'est publiquement exprimée, afin que l'avenir de la ligne POLT soit pérennisé par la mise en place d'une solution à Grande Vitesse, permettant d'augmenter la fréquentation en réduisant considérablement le temps de trajet. Cette valorisation doit respecter le maintien d'une desserte minimum Grandes Lignes de cabotage ainsi que des correspondances ferroviaires TER avec les TGV, dans le cadre d'une politique d'Aménagement du Territoire équitable.

Réunion publique d'information / débat sur cet audit

Au Mille Club de ST SEBASTIEN le samedi 26 Avril à 11H00

VENEZ NOMBREUX ! Entrée gratuite

 

Audience du 11/02/2003 au Ministère des Transports

Présents

Madame Bardit, Direction des Transports au Ministère

Bertrand Giraud, Président de l’association

Résumé de la réunion

Cet entretien très convivial a permis de mesurer l'intérêt du Ministère pour nos problèmes. Il est bien informé de nos actions et des difficultés que nous avons rencontrées. Il est par ailleurs conscient de l'importance du maintien d'une desserte minimum de cabotage, et de son implication dans la rénovation des gares. Il a par ailleurs confirmé que le TGV pendulaire n'aura aucun impact sur nos Corails. Seules les dessertes TER seront adaptées afin de correspondre au mieux avec les TGV.

Compte rendu des débats (NB : Cette entrevue s'est déroulée avant la publication du Rapport d'audit sur les grands projets d'infrastructures de transport. Le TGV pendaulaire était toujours d'actualité)

Bertrand Giraud présente un document de travail sur les actions de l'association en terme de communication (envois Poste Contact, réunions publiques, site Internet, exposition, bulletins d'information,…) , les projets réalisés (accès routier et chemins de randonnée), et les conséquences très positives sur le chiffre d'affaires et la fréquentation. Par ailleurs, la gare de St Sébastien vient d'être primée comme premier point de vente de cartes "Grand Voyageurs" sur la Région Limousin, prouvant ainsi son réel potentiel commercial.

Il expose également les problèmes rencontrés au cours des 6 dernières années avec la Direction SNCF: dialogue difficile et méprisant, sondages erronés, pointages de fréquentation contestables, anti jeu commercial avec le retrait de nos affichettes horaires, mépris de la Régionalisation, déni du rail.

Lors des dernières rencontres, que ce soit avec le Conseil Régional Limousin ou avec la Direction SNCF, il semble qu'il y ait un changement de ton au niveau du dialogue. Toutefois, la SNCF reste intransigeante sur les dessertes Grandes Lignes.

Mme Bardit confirme le changement d'approche des Conseils Régionaux et de la SNCF. Au départ, les Conseils Régionaux étaient focalisés uniquement sur les TER. Par la suite, ils ont pris conscience qu'ils devaient gérer d'autres aspects comme le service en gare ainsi que les dessertes interrégionales. La SNCF a également été obligée d'évoluer dans son attitude et ses méthodes. Les changements récents de responsables en Limousin ont sanctionné une attitude "indécente". Une modification d'horaire, y compris Grandes Lignes, doit être discutée avec les instances régionales, et non plus seulement avec un seul élu local.

En ce qui concerne les dessertes Grandes Lignes, la Direction SNCF aurait tendance à être trop excessive, et ne vouloir que des dessertes avec très peu d'arrêts. Or les récentes études économiques ont montré que, sur une ligne comme Bordeaux Lyon, maintenir une desserte de cabotage sur la totalité, était plus économique que de mettre bout à bout des dessertes régionales. Ceci découle de la structure ferroviaire française, où, contrairement aux Länders allemands, les dessertes Grandes Lignes et TER sont imbriquées avec des dessertes de cabotage.

Au niveau des usagers, le bon moyen d'infléchir les décisions de la SNCF consiste à se regrouper en associations. Ainsi, le Ministère peut ensuite appuyer les demandes. Le problème des conflits vient également du raisonnement par rapport aux acquis. Les élus refusent par principe la suppression d'une seule desserte, alors que le niveau est largement suffisant au regard de la population concernée.

Bertrand Giraud répond que ce sentiment est justifié par les effets psychologiques d'une suppression sur la population. Le public en déduit systématiquement que la gare fait partie d'un plan structuré de fermeture. L'effet inverse est également vrai, comme on a pu le constater depuis la mise en place de l'accès routier à St Sébastien.

Quant à l'information des Conseils Régionaux sur les modifications Grandes Lignes, le système ne semble pas au point dans le Limousin, où des suppressions ponctuelles de Corails rendent caduques les correspondances TER, comme ce fut le cas l'été dernier et à Noël. Cette attitude permet de s'interroger sur la mise en place du TGV pendulaire, malgré les paroles rassurantes du Conseil Régional Limousin et de la Direction SNCF.

Mme Bardit indique qu'une grille horaire a déjà été actée et validée pour le POLT et que la desserte Grandes Lignes de St Sébastien n'est pas impactée. Les seules modifications concerneront les TER afin de les caler sur les TGV et obtenir une articulation cohérente. Dans le cadre de ces modifications, l'Etat interviendra financièrement afin de compenser les évolutions qui en découlent. En fait, le but réel de la refonte des dessertes en 2000 était de préparer le TGV pendulaire.

Les changements d'horaires seront désormais annuels, et les évolutions pour fin 2003 sont déjà préparées et font l'objet de consultations. Un programme d'aide financière aux Régions est également lancé pour la modernisation et l'accessibilité des gares. L'enveloppe globale est de l'ordre de 10 à 12 millions d'euros et sera répartie sur les régions au prorata du trafic et du nombre de gares.

Bertrand Giraud s'interroge sur les problèmes rencontrés pour la rénovation des turbotrains du Bordeaux Lyon.

Mme Bardit indique qu'en ce qui concerne cette ligne, le choix de réduire les dessertes a été imposé par le matériel qui est en fin de vie, et doit être économisé en attendant le renouvellement. Une fois de plus, la SNCF a décidé de modifier la desserte sans en informer le Ministère et les Régions.

Bertrand Giraud présente les problèmes de dessertes Grandes Lignes sur St Sébastien et St Sulpice Laurière. Pour notre gare, le rétablissement du 15h30 est fondamental. Il s'étonne du choix de Roissy pour l'arrêt TGV de La Souterraine.

Mme Bardit explique que ce choix est notamment justifié par le fait que le barreau de contournement est moins saturé que l'entrée sud de Paris.

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Réunion du 28/02/2003 à la Direction Départementale de la Poste

Présents :

Jean Luc Brochier Directeur Départemental de la Poste

Bertrand Giraud, Président de l’Association

 

Yvette Giraud, Secrétaire de l’Association

Résumé de la réunion

Afin de faire face à l'ouverture à la concurrence, le nouveau Directeur Départemental souhaite engager une concertation avec les élus et l'Etat, afin d'étudier les solutions répondant le mieux aux besoins. Si certains regroupements sont envisagés, notamment pour la distribution, St Sébastien ne devrait pas être menacé.

Compte rendu des débats

Bertrand Giraud présente l'association et les projets réalisés (accès routier et chemins de randonnée). Lors de leur inauguration, la présence d'un stand de la Poste a été appréciée par tous, soulignée par les médias, et a permis de vendre de nombreux produits.

Les objectifs fixés par les statuts consistent également à soutenir et développer les autres Services Publics comme La Poste. Nous utilisons donc le bureau de St Sébastien afin de mettre en place une politique de relance commerciale visant à faire connaître la gare et ses dessertes au Grand Public et dynamiser le chiffre d'affaires.

Les documents et actions de communications s'appuyant sur le bureau de Poste de St Sébastien sont exposés:

Jean Luc Brochier fait part de sa surprise sur la nécessité d'avoir été jusqu'au Ministère des Transports dans le cadre de nos actions.

Avec l'ouverture à la concurrence totale en 2009 sur le courrier, Bertrand Giraud s'interroge sur les perspectives d'avenir exprimées par le Président Jean Paul Bailly lors de son intervention au Conseil d'Administration du 19/12/2002.

Afin de répondre aux critères de rentabilité imposés par l'Europe, la Poste semble donc vouloir renforcer sa position bancaire au détriment des autres activités. On retrouve finalement le même problème que la SNCF : une obligation de performances et d'équilibre des comptes d'un côté, des missions de Services Public et d'Aménagement du Territoire sur des zones non rentables de l'autre.

Une fois de plus l'Etat doit assumer ses responsabilités pour confirmer La Poste comme Service Public de proximité, tout en sachant la moderniser. Le contrat de plan 2003 n'étant pas encore signé, il est prématuré de miser sur une réduction des bureaux de Poste alors que la Direction Départementale de la Creuse avait indiqué que ce contrat de plan ne devait pas entraîner de fermetures, mais confirmer un maintien du réseau.

Au préalable, il faut valoriser toutes les potentialités :

Jean Luc Brochier explique la position du Président de la Poste. Depuis 10 ans, le statut a changé et la Poste est mal connue. Avec l'ouverture à la concurrence, elle va péricliter petit à petit si les marchés rentables sont perdus. Ceci nécessite de faire des efforts de productivité en interne et d'améliorer la qualité de service en obtenant les mêmes conditions que les autres. La clientèle étant très âgée, il faut essayer d'amener des jeunes, et pour cela offrir des produits bancaires (prêts, assurances, crédit immobilier,…). L'Etat doit aider en jouant son rôle de régulateur, et faire des efforts. Le Président souhaite que les Directeurs rencontrent les élus locaux, notamment les Maires, afin de leur demander ce qu'ils attendent de La Poste et quels sont leurs engagements. Aujourd'hui, on ne peut plus se permettre d'avoir un bâtiment avec un client par jour. En France, il y a 1 point Poste pour 3400 habitants ; en Creuse, c'est 1 pour 1000. Il faut donc étudier des solutions au cas par cas :

Bertrand Giraud valorise les atouts de St Sébastien justifiant le maintien du bureau :

Des propositions ont été faites dans ce sens :

En ce qui concerne le distributeur de billet, Jean Luc Brochier explique que pour être rentable, il faut 2000 retraits par mois. Chaque retrait chez un concurrent entraîne le reversement d'un montant et peut dans certains cas justifier de la mise en place. Un cas existe où la commune a participé financièrement à l'installation.

Bertrand Giraud propose que cette implantation puisse être envisagée dans le cadre de l'intercommunalité. Il s'inquiète par ailleurs du devenir de St Sébastien en tant que bureau distributeur.

Jean Luc Brochier explique qu'en France, il y a trop de bureaux distributeurs par rapport au nombre de liaisons que cela implique. Les performances industrielles obligent à concentrer la distribution. La concentration dans des centres plus grands permet également de mieux gérer les remplacements de personnels.

Bertrand Giraud se demande quelles peuvent être les conséquences sur le guichet et le nombre de facteurs, de la perte du statut de bureau distributeur ?

Jean Luc Brochier répond que la gestion du courrier est indépendante de la vie du bureau. Les facteurs continueront à faire la même tournée. La distribution relève encore du Service Public et sera assurée 6 jours sur 7 alors que dans plusieurs pays d'Europe, c'est 5 jours. En ce qui concerne St Sébastien, rien n'a encore été décidé, mais compte tenu de l'éloignement du bureau, il serait trop coûteux de regrouper.

Bertrand Giraud présente le projet d'opération touristico commerciale avec le train vapeur et demande si la Poste serait prête à s'associer.

Jean Luc Brochier n'a pas d'a priori négatif et propose qu'une présence commerciale soit à bord du train, plutôt qu'à Limoges.

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La randonnée, ça marche toujours !

Le 22 février, une dizaine de randonneurs de l'association Détente Loisirs de St Agnant de Versillat sont venus randonner sur le S3, par un beau soleil. C'est également sous un soleil magnifique, que 30 randonneurs des associations "Le Cheval Vert et Bleu" de Jouillat, et "Cśur d'Alène" de Crozant, se sont donnés rendez-vous le 9 mars pour une randonnée montée et attelée de 25 kilomètres, empruntant les chemins S2 et S3, avec une boucle sur La Chapelle Balloüe. Ils se sont ensuite retrouvés au Mille Club pour un casse croute très convivial, où ils ont pu apprécier une présentation sur l'histoire et l'actualité de la gare.

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BULLETIN D'INFORMATION n°25 du 05/02/2003
BULLETIN D'INFORMATION n°27 du 16/06/2003